La volonté de maintenir le lien d’allégeance avec le pays d’origine pour certains, et celui des parent voir des grands parents pour d’autres, exprime de manière sous jaçante le besoin de ce lien qui représente le cordon ombilical reliant l’individu à son appartenance identitaire. Par conséquent la recherche d’un équilibre psycho-affectif qui renforce le besoin de résilience, fait que le sentiment d’éloignement et d’exil soit moins douloureux et donne un sens à la trajectoire migratoire.
Le déchirement entre deux identités qui ne peuvent former qu’une seule
Induit un jeu d’interaction socio-anthropologique et crée une sorte d’appartenance ambivalente, si elle n’est pas assumée, elle engendre un sentiment d’entre deux.
Amin Maalouf[1], dans son livre « les identités meurtrières », explique que l’identité de la personne se forme par l’acquisition de couches successives qui se superposent tout au long de sa trajectoire, et finissent par se fondre pour n’en former qu’une seule, ce qui conduit à un changement implicite chez l’individu.
Il explique aussi que les identités qui persistent à rester réfractaires les unes aux autres, accentuent le rejet et conduisent à une confrontation identitaire dont les conséquences exacerbent la crispation des rapports sociaux entre les individus et les renforcent dans un sentiment ethnocentriste et communautaire.
Ce constat , s’il est partagé, peut avoir pour objectif de nous faire réfléchir ensemble sur les moyens à mettre en œuvre pour prendre part en tant que citoyens à l’édification d’un nouveau schéma sociétal ou chacun de nous y trouvera une place et apporte sa contribution à la communauté de destin qui nous unit malgré nos différences.
[1] Membre de l’academie Française.